Les vrais avantages de courir en short pour vos entraînements

Quand l’hiver arrive et que le froid pointe au bout de leur nez, la plupart des gens auront tendance à se cacher un peu plus. Tous ? Non ! Parce qu’une poignée d’irréductibles continuera à courir en hiver en short. Mais si dans vos groupes, vous avez encore quelqu’un qui va courir en short. Donc déjà, la première question que nous pouvons nous poser est comment est votre glande thyroïde (en tout cas, personnellement, jamais froid m’a fait penser que je pourrais avoir quelques problèmes mineurs de l’ordre thyroïdien). Une fois cette question posée, on peut douter des mérites de courir en short pendant le matelassage.

Courir en short en hiver pour éviter les collants

Certains tiennent avant tout à esquiver les collants quand vient la saison froide. L’argument, souvent glissé sur le ton de l’humour, c’est qu’on n’a pas toujours envie de dévoiler sa morphologie sous ces tissus moulants. Un détail qui fait sourire, mais qui révèle à quel point la tenue peut jouer sur la confiance du coureur. Reste que le froid, lui, ne se laisse pas distraire : pour les plus frileux, la blague tourne court.

Courir en short, si l’air est sec et la météo clémente, n’est pas un crime contre la raison. Il arrive même que ce soit plus agréable que de s’encombrer de couches superflues. Mais dès que la pluie ou la neige s’en mêlent, le short devient vite un choix discutable. Rien de tel qu’une averse pour finir détrempé jusqu’aux os et regretter amèrement son audace.

Si vous courez en short en hiver, protégez vos extrémités

On pourrait croire que braver le froid en short renforce l’immunité. La réalité est moins glorieuse. Ce sont surtout les extrémités qui méritent toute votre attention : mal protéger les pieds, la tête ou le cou, c’est s’exposer inutilement à la maladie.

Pour illustrer : il suffit de sortir avec les chaussettes humides, ou de laisser le cou à découvert, pour comprendre à quel point le corps encaisse mal ces négligences. Personne ne recommande cette stratégie, mais elle reste, hélas, très efficace pour tomber malade. Protéger ces zones-là offre bien plus de bénéfices qu’un simple choix de short ou de collant.

Courir en short en hiver : gare à la déperdition d’énergie

Venons-en à une question concrète : comment s’habiller pour courir quand le thermomètre chute ? L’objectif n’est pas de superposer les couches, mais de permettre au corps de trouver le bon équilibre thermique. Se couvrir trop peu oblige l’organisme à puiser dans ses réserves pour maintenir sa température, ce qui épuise à la longue.

Voici quelques repères pour ajuster votre tenue en fonction du froid :

  • Autour de 5°C, courir en short reste envisageable, surtout si le haut du corps est bien couvert avec un haut à manches longues, éventuellement un coupe-vent, voire un vêtement un peu plus épais selon votre ressenti.
  • Près de 0°C, si l’air reste sec, le short peut encore passer pour certains. En revanche, on complète impérativement avec un haut technique, un bonnet ou un bandeau, et des gants pour préserver la chaleur corporelle.
  • À -5°C, le débat sur le short n’a plus lieu d’être : on sort les collants sans hésiter. Ajoutez un t-shirt technique, une couche intermédiaire et le coupe-vent. Les mains et la tête doivent rester bien au chaud.
  • Quand le thermomètre s’approche des -10°C, il vaut mieux ne pas faire dans la demi-mesure : trois couches sur le haut du corps (seconde peau, t-shirt technique, veste chaude) sont de mise. Les chaussettes épaisses, type trail, font aussi la différence, et une touche de vaseline ou d’homéoplasmine peut éviter certains désagréments liés au froid sec.

Dans la rue ou sur les sentiers, le short en hiver reste une affaire de tempérament, de ressenti et parfois d’ego. Certains y verront un défi personnel, d’autres y laisseront surtout des frissons inutiles. Dans tous les cas, la météo, elle, ne fait pas de cadeau : autant choisir l’équipement qui vous permettra d’apprécier chaque foulée, sans y laisser votre énergie ni votre santé. Face à l’air vif, mieux vaut miser sur la lucidité que sur la bravade, à moins que vous ne teniez absolument à transformer vos entraînements en épreuve nordique.

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