Protéger efficacement le placo contre l’humidité chez soi

Pas besoin de mode d’emploi en 10 étapes pour comprendre les dégâts que l’humidité peut infliger au placo. Les cloisons sèches apportent souplesse et rapidité dans l’aménagement de la maison, mais face à l’eau, elles ne font pas le poids si le bon matériau n’est pas choisi. Pour éviter les murs gondolés et les plafonds qui s’affaissent, miser sur des plaques de plâtre hydrofuges devient une évidence dès qu’on attaque une pièce humide. C’est le secret pour garantir l’étanchéité des parois, que ce soit dans une salle d’eau, une cuisine ou autour d’un évier. Mais encore faut-il savoir sélectionner le revêtement placo adapté, et comprendre les différences entre les références du marché.

Le marché du placo propose plusieurs types de cloisons sèches, chacune avec ses spécificités. Parmi elles, la fameuse placomarine, reconnaissable à sa teinte verte, se distingue par ses propriétés hydrofuges, précieuses pour l’agencement de pièces où l’humidité règne. Pratique, la plaque hydrofuge sert autant à monter des cloisons qu’à isoler une salle de bain ou une buanderie. Alors, comment s’y retrouver ? À quoi sert vraiment une plaque hydrofuge, et dans quelles configurations la préférer ? Tous ces éclairages sont rassemblés dans notre dossier complet sur plaque de plâtre hydrofuge.

Qu’est-ce qu’une plaque de plâtre hydrofuge ?

Derrière le terme « plaque de plâtre hydrofuge » (ou placomarine, ou encore placo vert), se cache un matériau conçu pour résister là où l’humidité menace. Sa structure associe du carton à des feuilles de plâtre, comme une plaque classique, mais avec un ingrédient en plus : le silicone, qui lui confère son imperméabilité. Ce détail fait toute la différence : sa résistance à l’humidité surpasse de six fois celle d’un placo standard. C’est pour cette raison qu’on la retrouve systématiquement sur les chantiers de salles de bain ou de cuisines, là où les projections d’eau et la condensation sont quotidiennes.

Contrairement au placo classique, capable de se déformer ou de pourrir au moindre excès d’eau, la placomarine reste stable et ne craint pas les éclaboussures. Elle offre aussi une belle longévité et accepte toutes les finitions habituelles : peinture, carrelage, enduit… Côté pratique, elle se distingue par sa couleur verte , un repère simple lors de l’achat. Plusieurs épaisseurs sont disponibles (BA13, BA15, etc.), avec des dimensions standards ou sur-mesure. Simplicité d’installation et découpe aisée complètent ses avantages : monter une cloison, doubler un mur ou réaliser un faux plafond devient accessible même aux bricoleurs amateurs.

Pour garantir la qualité, il est conseillé de vérifier la présence du marquage NF EN 520. À l’installation, bandes à joint et rails sont nécessaires, comme pour le placo traditionnel. Bref, la placomarine combine robustesse, adaptabilité et facilité de pose.

Plaque hydrofuge classée H1, H2 et H3

La couleur verte ne suffit pas : il faut aussi tenir compte du niveau de résistance à l’eau. Les plaques de plâtre hydrofuges sont classées selon leur capacité d’absorption, mesurée après immersion pendant deux heures. Voici comment s’y retrouver :

  • Plaque placo hydrofuge H1 : absorption d’eau inférieure à 5 %.
  • Plaque placo hydrofuge H2 : absorption d’eau proche de 10 %.
  • Plaque placo hydrofuge H3 : absorption d’eau pouvant atteindre 25 %.

Selon l’usage, il est donc préférable de choisir une plaque adaptée. Pour une douche à l’italienne, par exemple, la H1 s’impose. Les professionnels optent d’ailleurs pour la Placomarine à bords amincis, classée H1, pour garantir une protection maximale dans les pièces très exposées.

Dans quelles chambres poser placo hydrofuge ?

La résistance à l’eau de la placomarine la destine en priorité aux zones humides de la maison. Elle s’installe en première ligne dans les salles de bains, les toilettes ou les salles d’eau, là où l’eau, la vapeur et la condensation sont au rendez-vous. Même logique pour la cuisine, notamment autour de l’évier ou des plaques de cuisson : partout où un point d’eau est présent, le placo hydrofuge assure la protection.

Mais son utilité ne s’arrête pas là. Dans un garage, une buanderie, un sous-sol ou une pièce de stockage, la placomarine limite aussi les effets de l’humidité ambiante. Les murs exposés à des arrivées d’eau ou à la condensation, comme ceux situés sous une fenêtre ou un Velux, bénéficient également de cette protection supplémentaire. Les professionnels recommandent d’ailleurs de poser du placo hydrofuge à ces endroits stratégiques, où la condensation ruisselle fréquemment.

Attention toutefois : même le meilleur des hydrofuges ne remplace pas une bonne ventilation. Sans extraction d’air efficace, l’humidité finira toujours par s’accumuler et provoquer moisissures et dégradations. Dans les pièces peu aérées ou enterrées, la placomarine limite les dégâts, mais ne règle pas les problèmes majeurs d’humidité. Si la pièce présente de gros désordres, il faudra envisager un traitement spécifique avant de poser quoi que ce soit.

En résumé, la plaque de plâtre hydrofuge trouve sa place partout où l’humidité menace : cloisons, doublages, faux plafonds, de la salle de bain au cellier.

L’usage du placo hydrofuge cible donc principalement les pièces humides : salle de bain, cuisine, sanitaires, mais aussi les zones exposées à des remontées d’eau ou à la condensation, comme sous les fenêtres ou les velux.

Est-il nécessaire de faire une imperméabilisation sur un hydroplaque ?

Les documents techniques DTU 25.41 et 25.42 apportent un éclairage précis sur ce point. La réglementation n’impose pas systématiquement l’ajout d’une couche protectrice supplémentaire. Pourtant, la plupart des experts s’accordent à dire qu’il vaut mieux renforcer la protection : l’étanchéité du plâtre n’est pas obligatoire, mais reste vivement conseillée.

Le placo hydrofuge résiste à l’eau, mais il n’est pas totalement imperméable. Pour prolonger la durée de vie des parois et éviter que la moisissure ne s’installe, l’application d’un revêtement d’étanchéité est recommandée, notamment dans les coins de douche ou autour des baignoires. Cela garantit une protection maximale contre les projections fréquentes.

Pour réaliser une étanchéité efficace sur une plaque hydrofuge, voici les étapes à suivre :

  1. Poser d’abord le placo hydrofuge, en veillant à installer la plomberie derrière la cloison. La méthode est identique à celle du placo standard.
  2. Appliquer ensuite un revêtement imperméable sous le carrelage.
  3. Installer le revêtement final (carrelage ou autre) pour sécuriser la cloison ou le doublage durablement.
  4. Privilégier un mortier-joint spécial pièces humides pour l’assemblage des carreaux.

Le fabricant Placo précise qu’il est possible de faire l’impasse sur la couche d’étanchéité sous le carrelage, à condition d’utiliser un mortier-joint adapté aux zones humides.

Autre point à retenir : au-delà d’1,80 mètre de hauteur, l’étanchéité du revêtement n’est plus exigée. Cette limite correspond à celle des projections d’eau, souvent relevée dans les documents techniques. Plus haut, seule la condensation subsiste, rendant la protection additionnelle superflue.

Est-il nécessaire de poser des plaques de plâtre hydrofuges sur le plafond ?

Installer du placo hydrofuge au plafond n’est pas imposé par la réglementation. Pourtant, le conseil d’un professionnel va dans ce sens, surtout pour le plafond d’une salle de bain ou d’une douche. La vapeur d’eau, générée par un bain chaud ou une douche, finit toujours par s’accumuler sur les parois et le plafond. Utiliser la placomarine permet alors de créer un faux plafond capable de résister à l’humidité.

Le placo hydrofuge pèse un peu plus lourd que le BA13 classique, mais il se montre particulièrement utile pour doubler le plafond d’une pièce humide ou d’un cellier. Là encore, une ventilation efficace reste indispensable, car même avec la meilleure plaque, l’air doit pouvoir circuler pour éviter l’apparition de moisissures. Installer une VMC ou un extracteur d’air fait partie des réflexes à adopter pour garantir la salubrité du lieu.

Citation installation placo hydrofuge

Impossible de faire l’impasse sur le placo hydrofuge dans les pièces exposées à l’eau. Pour une rénovation de salle de bain, de cuisine ou de sanitaires, ce choix garantit des murs et plafonds préservés des infiltrations et des projections. Mais la réussite du chantier repose aussi sur la qualité de la pose : une installation bâclée et c’est l’humidité qui gagne, avec le risque de voir les plaques s’imbiber au fil du temps.

Faire appel à un professionnel du plâtre reste une option sûre pour un résultat fiable : il saura intégrer les réseaux de plomberie et assurer la pose selon les règles de l’art. Lors de l’installation d’un WC suspendu, par exemple, le moindre détail compte pour garantir l’étanchéité. Pour évaluer le coût d’une pose de placo hydrofuge ou placomarine, il suffit de demander un devis. Les artisans proches de chez vous vous remettront gratuitement des devis pour la pose de placo hydrofuge ou placomarine !

Investir dans un bon placo hydrofuge, c’est choisir la tranquillité. Un mur qui ne craint ni la condensation ni les éclaboussures, c’est la promesse d’une maison qui traverse les années sans mauvaise surprise derrière un carrelage ou sous un faux plafond.

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