Avant 1993, le secteur funéraire ne connaissait ni diplôme ni certification obligatoire. Les employés apprenaient sur le tas, guidés par les anciens et les usages. Puis la loi a imposé une formation de base : seize heures pour les transporteurs, jusqu’à cent trente-six heures pour les chefs d’entreprise. Ce n’était pas un diplôme, mais un certificat, délivré à l’issue d’un stage. La reconnaissance officielle manquait cruellement.
En 2000, pour valoriser ces compétences souvent acquises dans l’ombre, la branche professionnelle a créé le Certificat de qualification professionnelle (CQP). Un atout sur le CV, mais sans caractère obligatoire.
Changement de cap en 2013 : le parcours de formation devient bien plus encadré. Trois métiers sont concernés par cette évolution : maître de cérémonie, conseiller funéraire, directeur ou gestionnaire de funérailles. Désormais, suivre la formation n’est plus une option. Elle se structure en trois étapes : une partie théorique, de 70 heures pour les maîtres de cérémonie à 188 heures pour les cadres,, une évaluation pratique devant un jury et un stage en entreprise.
Le programme :
| Maître de la cérémonie | |
| CONTENU | Nombre d’heures |
| Hygiène, sécurité et ergonomie | 7 heures |
| Législation et réglementation funéraires | 2 heures |
| Psychologie et sociologie de la mort | 2 heures |
| Rites et déroulement des funérailles | 2 heures |
| Conception et animation d’une cérémonie | 2 heures |
| Gestion d’équipe | 7 heures |
Pour les conseillers funéraires, le programme s’allonge. On retrouve l’ensemble des matières déjà citées, avec la même durée, à une exception près : « Législation et réglementation funéraires » compte ici 35 heures. Trois modules supplémentaires s’ajoutent, détaillés ci-dessous.
| Conseiller funéraire et métiers apparentés | |
| CONTENU | Nombre d’heures |
| Connaissances administratives générales | 7 heures |
| Conseil en produits, services et vente | 42 heures |
| Réglementation commerciale | 6 heures |
Pour les cadres et gestionnaires, la formation inclut toutes les matières abordées précédemment, complétées par 42 heures dédiées à la gestion d’entreprise. Ceux qui cumulent au moins six mois d’expérience dans le secteur et détiennent le PQP peuvent faire valider leur parcours.
L’examen :
Pour obtenir leur diplôme, les candidats passent une épreuve écrite, QCM ou étude de cas pratique, et un oral devant un jury de trois membres désignés par le préfet. Ce jury remet le diplôme officiel, qui valide l’accès à la profession.
Les écoles :
On compte une dizaine d’établissements, mais aucune liste officielle à consulter pour trancher. Choisir son école exige de s’appuyer sur plusieurs critères. La réputation d’abord : renseignez-vous sur l’image de l’établissement. Ensuite, vérifiez le programme, car il doit couvrir tous les aspects du métier et inclure un stage pratique, condition sine qua non pour être opérationnel.
Privilégier une formation dispensée par des professionnels du secteur constitue aussi un gage de qualité. La proximité géographique a son importance : mieux vaut une école facilement accessible au quotidien. Ces organismes de formation sont présents sur tout le territoire, y compris dans les DOM-TOM.
À noter : certaines écoles réservent l’accès à des candidats issus du secteur funéraire ou aux agents des collectivités locales.
- L’École nationale des métiers funéraires (EMAF)
Voici quelques-unes des écoles les plus reconnues :
Située près du cimetière du Père Lachaise à Paris, cette école a été fondée à l’initiative de la Fédération Française des Directeurs Funéraires et propose quatre parcours de formation. L’accent est mis sur le développement des compétences humaines et techniques.
- L’Institut français de formation des métiers funéraires (IFFPF)
Présent dans une douzaine de villes, l’IFFPF accueille chaque année environ 300 candidats, couvrant tous les métiers du secteur.
- L’école funéraire Alyscamps (EFFA)
Créée par la Confédération des professionnels funéraires et de la marbrerie en France (CPFM), cette école propose une offre variée d’enseignements.
- Funeformation
Lancée par des conseillers funéraires du Nord, Funeformation propose des modules théoriques et pratiques grâce à un solide partenariat avec les entreprises, ainsi que des formations avancées.
Formations funéraires Nova : avec 14 antennes partout en France, Nova accueille aussi bien des salariés que des demandeurs d’emploi, du chauffeur-porteur au manager.
- École des Indépendants des funérailles
Fondée par la Prévoyance Funéraire Française (OFPF), elle privilégie une pédagogie ancrée dans la réalité du métier. Les formateurs sont des experts reconnus, et l’école s’étend jusqu’aux DOM-TOM.
- Centre d’éducation aux professions du funéraire (CEMF)
Le CEMF accueille des profils variés et propose des formations pour devenir agent de direction ou responsable d’agence. (http://www.pf-kurek.com/formation.php)
- Lost Funérailles Formation
Cette structure multiplie les modules, mêlant cours théoriques et stages pratiques. Elle propose aussi des formations thématiques, master of ceremonies, gravure, marbrerie, gestion d’entreprise, et des stages de perfectionnement. (http://blog-pompes-funebres.fr/formations-au-funeraire-un-point-sur-les-formations-lost-funeraire.html)
Thanatopracteur : un cursus à part
Le parcours de formation pour devenir thanatopracteur se distingue du reste du secteur. Il faut décrocher le diplôme national reconnu par le ministère de la Santé. Plusieurs voies sont possibles, mais toutes exigent le baccalauréat en préalable.
On peut s’engager dans la filière universitaire pour obtenir un diplôme en technologie ou un DU :
- DUT de Thanatopraxie à l’Université de Lyon (http://www.univ-lyon1.fr)
- Thanatopraxie à l’Université d’Angers (http://www.univ-angers.fr/cufco)
Autre possibilité, opter pour une formation privée :
- EFSSM (École Française de Soins et de Sciences Mortuaires)
- École nationale d’administration et techniques funéraires
- Syndicat des professionnels funéraires (UPFF) (http://www.upf.fr/)
- École nationale d’administration et funérailles techniques (http://www.toutmontpellier.fr/ecole-nationale-d-administration-et-de-technique-du-funeraire,13032.html)
Au programme : anatomie, soins de conservation, microbiologie, toxicologie, histologie, médecine légale et restauration. L’examen comprend une épreuve écrite de six heures et la réalisation d’un soin de conservation.
Ces formations, payantes dans la plupart des cas, représentent un investissement. Mais elles ouvrent la voie à une évolution professionnelle rapide : commencer comme maître de cérémonie, progresser vers des fonctions de direction, tout devient possible avec le bon cursus en poche.
Pourquoi faut-il bien choisir son école pour une formation aux métiers du funéraire ?
Comme dans tous les domaines d’activité, il faut une bonne formation pour devenir un employé des pompes funèbres ou pour ouvrir sa propre entreprise. En effet, il existe des pratiques et des règles spécifiques propres à ce métier, qu’il faut maîtriser pour être à la hauteur des attentes de ses clients.
C’est donc pour mieux accompagner les familles endeuillées dans leur chagrin qu’une formation aux metiers du funeraire est indispensable. Elle vous permet de savoir comment vous comporter avec les familles et avec le défunt, quelles procédures suivre pour un enterrement dans les meilleures conditions, etc.
C’est pour cette raison que nous vous conseillons de choisir l’Ecole Nationale des Métiers du Funéraire. Il s’agit tout simplement du meilleur centre de formation que vous trouverez pour vous spécialiser dans ce domaine. Vous pourrez acquérir grâce à une formation dans cette école, le savoir-faire et l’expertise nécessaires pour accomplir vos tâches dans les pompes funèbres.
Notons aussi que les formations sur place sont sur mesure et s’adaptent donc à n’importe qui. Ainsi, que vous soyez étudiant ou professionnel souhaitant se reconvertir, vous trouverez le module parfait pour vous former aux métiers du funéraire.

